Est-il meilleur de manger « local » ou « végan » pour réduire nos impacts sur l’environnement ?

Points importants

  • 4 études concernant le « cycle de vie » de la nourriture semblent montrer que globalement, il est plus efficace de suivre un régime « végan » plutôt que « local » pour réduire nos impacts sur l’environnement.
  • Les émissions de GESs dues au transport de la nourriture représenteraient moins de 10% de toutes les émissions de GESs totales liés au cycle de vie d’un produit alimentaire.
  • Manger à la fois « végan » et « local » semble être globalement la meilleure solution.
  • Ces conclusions ne s’appliquent pas forcément à tous les produits alimentaires ni à tous les endroits dans le monde, car les impacts locaux des pratiques de production de ces produits sont les plus importants à prendre en compte.

Sources principales

Food-miles and the relative climate impacts of food choices in the United States – Une analyse de « cycle de vie » des gaz à effet de serre émis par 8 catégories différentes de produits alimentaires aux USA. Les résultats indiquent que le transport des produits ne représentent que 11% des gaz à effet de serre émis durant la vie des produits considérés.

Local food, food miles and carbon emissions: A comparison of farm shop and mass distribution approaches – Une étude empirique comparant les émissions de CO2 dans un système ou les consommateurs vont chercher les produits directement à la ferme en voiture, et un autre ou les produits sont directement livrés aux clients. Les résultats indiquent que si un consommateur doit faire plus de 6.7km en voiture pour récupérer ses produits, la livraison directe aux clients émet moins de CO2.

The climate mitigation gap: education and government recommendations miss the most effective individual actions – Une étude s’appuyant sur 39 sources scientifiques pour décrire l’efficacité de différents choix de vie pour réduire les émissions de CO2. Les résultats indiquent que suivre un régime végétalien est plus efficace pour réduire ces émissions que consommer des produits locaux.

The role of trade in the greenhouse gas footprints of EU diets – Une analyse de « cycle de vie » des gaz à effet de serre émis par un grand nombre de produits de différentes provenances consommés au sein des 28 pays de l’UE. Les résultats suggèrent que seulement 6% des émissions de gaz à effet de serre étaient liés au transport de la nourriture, alors que la consommation de produit animaux étaient liée à une plus grande émission de gaz à effet de serre.


Le locavorisme et sa rivalité avec le véganisme

Le locavorisme peut être définit comme l’idée que lorsque de la nourriture doit être achetée, nous devons toujours essayer d’acheter de la nourriture produite localement, c’est à dire près de notre lieu de vie. L’idée semble être venue des USA, lorsque différentes législations furent réalisées afin d’encourager la consommation de nourriture locale par les citoyens afin de ralentir la perte de terres agricoles ​[1]​.

Il n’existe pas de définition précise de ce que « local » signifie dans ce contexte. Le grand public semble plutôt identifier ce concept comme un type de marketing plutôt qu’une distance, comme lorsque les fermiers vendent directement leurs produits à des marchés ​[2]​. Cependant, il est commun aujourd’hui de voir de la nourriture associée aux termes « produit localement » dans des supermarchés partout dans le monde.

Plusieurs arguments ont été proposés pour soutenir le locavorisme. L’un d’entre eux est que manger « local » devrait réduire nos impacts sur l’environnement, en particulier vis à vis du fait que la nourriture ainsi produite n’est pas autant transportée que la nourriture produite loin du consommateur ​[3]​.

Certains font même l’argument que la réduction des impacts sur l’environnement est plus forte si quelqu’un change son régime alimentaire pour un régime locavore plutôt que pour un régime végétarien ou végétalien. L’apparition de cet argument semble avoir coïncidé avec un article publié par le Leopold Center for Sustainable Agriculture en 2002 qui décrivait sur quelle distance, en moyenne, les légumes et les fruits étaient transportées aux USA avant d’atteindre leurs consommateurs ​[4]​. Cet argument a été repris par différemment médias depuis lors. Certain auteurs sur le web utilisent cet argument pour dire que au final, il est meilleur de manger omnivore et locavore que végétalien et non locavore. Certains relient cet argument au fait que la nourriture végan provient parfois de pays dans lesquels les pratiques agricoles ne sont pas respectueuses de l’environnement ​[5]​.

Nous allons maintenant examiner cette question en nous attardant sur les études scientifiques existantes sur le sujet.

Quels sont les impacts environnementaux considérés ?

Les impacts environnementaux liés à la production et à la consommation de la nourriture par les humains sont nombreux ​[6]​. Ils peuvent inclure :

  • Les émissions de gaz à effet de serre (que nous nommerons « GES ») ​[7]​
  • La consommation d’eau ​[8]​
  • L’utilisation de terres pour la production, ce qui implique la destruction d’habitat pour la faune et la flore ​[9]​
  • L’acidification de l’environnement ​[10]​
  • L’eutrophisation (accumulation de nutriments) de l’environnement ​[10]​

Cependant, la plupart du temps, l’impact environnemental le plus regardé en relation à la question des régimes locavores et végétaliens est l’impact sur le climat via les émissions de GESs. Ceci peut être du au fait que les émissions de GESs dépendent des autres impacts (consommation de l’eau et utilisation des terres); cela peut aussi être la conséquence du fait que les émissions de GESs impactent directement toute la planète par leurs effets sur le climat. De plus, quand l’on compare un produit fait localement ou non localement, on le fait souvent pour un produit produit de la même manière, loin ou non; dans ce cas la, ce sont surtout les émissions de gaz qui changent entre les deux.

Qu’est-ce que nous dit la science aujourd’hui à ce sujet ?

Durant les dernières décennies, plusieurs études ont été réalisées concernant l’impact environnemental de différents types de régimes ou de consommation de nourriture sur l’environnement. Cependant, peu d’études comparent directement la consommation de nourriture produite localement et de nourriture végétale (pour les régimes végétariens ou végétaliens). Le nombre de ces études étant petit, toute conclusion sur le sujet devra être faite avec précaution; mais comme ces études basent leur travail sur un plus large spectre d’autres études liés aux impacts environnementaux de différents régimes, nous pourrons tout de même les utiliser pour explorer notre question.

Une première étude sur le sujet fut réalisée par Christopher L. Weber et H. Scott Matthews, et publiée en 2008 ​[11]​. Dans celle-ci, les auteurs ont calculé les émissions de GESs liées aux produits alimentaires principalement consommés aux USA. Leur analyse à utilisé le modèle de l’analyse de « cycle de vie » pour chaque produit : de la production jusqu’à la consommation et au delà, chaque étape de la « vie » du produit est prise en compte.

Leurs résultats montrent que la nourriture aux USA est, en général, transportée sur de longues distances (1640 km pour la livraison, et un grand 6760 km au total de toutes les étapes du cycle de vie de la chaîne de production) ​[11]​. Cependant, dans leurs résultats, la transportation des produits ne représentait que 11% des émissions de GESs durant le cycle de vie des produits alimentaires qu’ils ont considérés (avec seulement 4% d’émissions liés à la livraison finale du producteur au commerçant qui vend le produit); 83% des émissions étaient liées à la production du produit ​[11]​. La conclusion des auteurs est que « un changement de régime alimentaire peut être un moyen bien plus efficace de réduire l’empreinte climatique moyenne d’un ménage que d’acheter « local » » ​[11]​. Ils ont aussi découvert que « un régime végétarien ou végétalien permet une plus grandes réduction de GESs que d’acheter uniquement de la nourriture produite localement » ​[11]​.

Figures de l’I4CE résumant les résultats d’articles concernant les impacts environnementaux de la nourriture en différentes catégories du cycle de vie du produit.

Une autre étude réalisée par David Coley et al. et publiée en 2009 ​[12]​ était une critique du concept de « food miles » (kilomètres de nourriture), un concept rendu populaire par des études comme celle du Leopold Center For Sustainable Agriculture ​[3]​. Les food miles d’un produit alimentaire particulier sont simplement la distance moyenne sur laquelle ce produit est transporté entre le moment de sa production et le moment ou il atteint le consommateur ​[13]​, et est souvent utilisé pour estimer l’impact environnemental de la nourriture. Les food miles ont cependant été critiquée par de nombreux chercheurs comme n’étant pas représentative des impacts environnementaux de la nourriture, même si seuls les émissions de GESs sont concernés ​[11–13]​.

Leurs résultats suggèrent que si un consommateur en Angleterre faisait plus de 6.7km en voiture afin d’aller acheter ses légumes « bio », les émissions de carbone liés aux émissions de leur voiture seraient « sûrement plus grandes que les émissions dues aux systèmes de conservation par le froid, l’emballage, le transport vers un centre régional et le transport final jusqu’à la porte d’un consommateur comme fait par de nombreux distributeurs à grande échelles de boites de légumes » ​[12]​. Leur conclusion principale était que les idées derrières le locavorisme dans le secteur alimentaire devrait être revisitées ​[12]​.

Une troisième étude sur ce sujet, publiée en 2017, a été faite par Seth Wynes et Kimberly A. Nicholas ​[14]​. Dans cette étude, les auteurs se sont penchés sur l’effet du choix de différents modes de vie (comme éviter le voyage en avion, vivre sans voiture, manger un régime alimentaire à base de plantes, manger local, etc.) sur les émissions de GESs en se basant sur de nombreuses sources scientifiques différentes.

Leurs résultats indiquent que bien que manger locavore était plus généralement vu par les participants à leur étude comme un moyen de réduire les émissions de GESs que les régimes à base de plante (végétarien ou végétalien), le choix de manger locavore était classé dans la catégorie des stratégies à impacts modérés sur la réduction des émissions de GESs (-0.2 à -0.8 tCO2/émis par année), alors que manger un régime à base de plantes était dans la catégorie à « haut impact » (> -0.8tCO2/émis par année) ​[14]​.

Une autre étude récente à été faite par Vilma Sandström et al. et publiée en 2018 ​[6]​. Dans celle ci, les auteurs ont calculé les émissions de GESs liés à différents régimes dans l’Union Européenne (UE). Ils ont tenté d’éviter les principaux biais qui peuvent exister dans une analyse de cycle de vie; ainsi, les émissions de GESs des produits alimentaires dans leur étude incluaient les émissions liées à la production primaire, aux commerce  international (transports, etc.), et aussi aux changement d’utilisation des terres (ce qui peut mettre des GESs) ​[6]​.

Leur étude a révélée que les émissions de GESs liées au commerce international (et donc au transport de la nourriture) sont marginales quand comparées aux autres sources : ils ne représentaient approximativement que 6% des émissions de GESs liées à la nourriture ​[6]​. Cependant, ils ont aussi calculé que la viande, les œufs et les produits laitiers étaient les plus grand émetteurs de GESs dans les régimes des peuples de l’UE ​[6]​.

Le transport de la nourriture, bien que polluant, ne représenterais qu’une minorité des impacts environnementaux liés à notre consommation de celle-ci.

Pour terminer, une étude très intéressante – mais non publiée dans un journal scientifique – provient du Québec, au Canada. A l’université de Sherbrooke, une étudiante à la maîtrise nommée Corinne Côté à étudié pour sa thèse les émissions de GESs d’un régime localvore, végétarien ou végétalien durant l’hiver au Québec ​[15]​. Le contexte est intéressant, car les hivers sont longs et froids au Québec, ce qui ne permet pas facilement la culture de végétaux localement à ce moment la de l’année. Ainsi, avoir un régime végétarien ou végétalien au Québec sans important des produits d’autres pays durant l’hiver est difficile.

Cependant, elle a découvert que durant le moi de janvier au Québec, un régime omnivore et totalement locavore emmétrait 13,8% de plus de GESs qu’un régime végétalien qui reposait beaucoup sur les produits importés ​[15]​.

Pourquoi pas les deux ?

Comme nous l’avons vu, les études scientifiques actuelles sur le sujet des impacts environnementaux de la nourriture « locale » et « végétalienne » semblent plutôt unanimes sur le fait qu’un régime végétalien est plus important qu’un régime locavore afin de réduire les impacts environnementaux dus à la nourriture.

Cependant, un certain nombre de choses doivent être prisent en compte afin d’interpréter correctement cette réponse :

  • Tout d’abord, toutes les études qui touchent directement ce sujet parlent d’émissions de GESs. Bien que ces émissions peuvent être influencées par d’autres impacts environnementaux de la nourriture (ce qui est pris en compte dans certaines des études), il pourrait aisément être avancé que plus d’études sont nécessaires afin de répondre correctement à cette question.
  • Deuxièmement, il a été avancé qu’il est impossible pour certaines personnes sur la planète d’adopter un régime alimentaire végétalien, ce qui est du à la particularité des endroits dans lesquels ils vivent, la nature de leur travail, et leur salaire ​[16]​. Dans ces cas la, plaidoyer pour un changement de régime alimentaire peut être absurde.
  • Troisièmement, nous n’avons parlé que de la nourriture; mais le véganisme concerne tous les produits animaux, comme le cuir, la laine, et d’autres. Cependant, des analyses sur ces types de produits semblent inexistantes à notre connaissance.
  • Quatrièmement, nous n’avons aussi que parlé des impacts environnementaux; pas des impacts sociétaux ou économiques. Les études liées à ces questions sont rares, même si somme cas suggèrent que la consommation de produits alimentaires végétaliens par importation peut être nuisible aux population locales de différentes manières ​[5]​. Cependant, il ne semble pas exister de preuves que cela n’est pas le cas – ou moins le cas – pour les produits d’origine animale.
  • Cinquièmement, les études actuelles ne semblent pas prendre en compte les problèmes environnementaux locaux dus à de mauvaises pratiques agricoles. Cela peut être du au fait que ce phénomène n’est pas présent partout, et que cela pourrait être considéré sur la base d’un cas-par-cas ​[5]​. Cependant, la nourriture produite localement n’échappe pas à la possibilité d’avoir été produite par de telles pratiques, selon le lieu de vie du consommateur. En effet, le type d’élevage « extensif » souvent associé à l’idée de locavorisme peut être encore plus dommageable pour l’environnement que ne le sont des méthodes d’élevage plus « intensives », comme noté par la FAO et par d’autres chercheurs ​[17,18]​.

Pour terminer, il est important de noter que comme manger locavore n’as pas l’air d’avoir des impacts négatifs sur l’environnement en général (et semble plutôt avoir généralement des impacts positifs, même si ils sont petits), la meilleure solution (si accessible) peut être de manger des produits à la fois végétaliens et locaux. Bien qu’un tel régime n’est pas possible pour certains endroits sur terre (comme dans les désert, chauds ou froid, ou dans les endroits très éloignés de la civilisation), cela est largement possible pour d’autres. Une précaution doit cependant toujours être gardée vis a vis du mode de production, qui peut être très dommageable pour l’environnement même si la production est locale.

En conclusion, bien que plus d’études scientifiques sont nécessaires afin d’en être sur, actuellement, les chiffres semblent montrer qu’un régime végétalien est, en général, plus utile pour réduire nos impacts environnementaux (comme les émissions de GESs) que ne l’est un régime locavore. Deux choses importantes doivent cependant accompagner cette conclusion : 1) le fait que les régimes locavore et végétalien ne sont pas mutuellement exclusifs, et que la combinaison des deux est toujours plus recommandée tant qu’elle est possible; et 2) que les végans et les non-végans doivent faire toujours attention à ce que leur nourriture n’ai pas été produite par le biais de mauvaises pratiques agricoles afin de réduire leur impact environnemental; mais qu’un tel conseil s’applique aussi à la nourriture produite localement.


Références

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    L.R. Kolar, Historical reflections on the current local food and agriculture movement, Essays in History. (2011).
  2. [2]
    S. Martinez, Local food systems; concepts, impacts, and issues, Diane Publishing, 2010.
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    R. Pirog, T. Van Pelt, K. Enshayan, E. Cook, Food, fuel, and freeways, Leopold Center for Sustainable Agriculture, Iowa State University, Ames. (2001).
  4. [4]
    R. Pirog, T. Van Pelt, How far do your fruit and vegetables travel, Leopold Center for Sustainable Agriculture. Www. Leopold. Iastate. Edu/Pubs/Staff/Ppp/Food_chart0402. Pdf. (2002).
  5. [5]
    E. Henderson, Why veganism isn’t as environmentally friendly as you might think, The Independent. (2018).
  6. [6]
    V. Sandström, H. Valin, T. Krisztin, P. Havlík, M. Herrero, T. Kastner, The role of trade in the greenhouse gas footprints of EU diets, Global Food Security. 19 (2018) 48–55.
  7. [7]
    S.J. Vermeulen, B.M. Campbell, J.S. Ingram, Climate change and food systems, Annual Review of Environment and Resources. 37 (2012).
  8. [8]
    A.Y. Hoekstra, M.M. Mekonnen, The water footprint of humanity, Proceedings of the National Academy of Sciences. 109 (2012) 3232–3237.
  9. [9]
    S. Rizvi, C. Pagnutti, E. Fraser, C.T. Bauch, M. Anand, Global land use implications of dietary trends, PloS One. 13 (2018) e0200781.
  10. [10]
    J. Poore, T. Nemecek, Reducing food’s environmental impacts through producers and consumers, Science. 360 (2018) 987–992.
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    C.L. Weber, H.S. Matthews, Food-miles and the relative climate impacts of food choices in the United States, ACS Publications, 2008.
  12. [12]
    D. Coley, M. Howard, M. Winter, Local food, food miles and carbon emissions: A comparison of farm shop and mass distribution approaches, Food Policy. 34 (2009) 150–155.
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    S. Wynes, K.A. Nicholas, The climate mitigation gap: education and government recommendations miss the most effective individual actions, Environmental Research Letters. 12 (2017) 074024.
  15. [15]
    C. Côté, Analyse carbone de deux régimes et recommandations pour réduire l’impact environnemental de l’alimentation, Université de Sherbrooke, 2016.
  16. [16]
    I. Köhler-Rollefson, Vegetarianism/veganism not an option for people living in non-arable areas!, Livestock Futures. (2018).
  17. [17]
    S.H. FAO, Livestock’s long shadow: Environmental issues and options, Food and Agriculture Organization of the United Nations, Rome. (2006).
  18. [18]
    J. Raloff, AAAS: Climate-friendly dining… meats: The carbon footprints of raising livestock for food, Science News. 15 (2009).
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Klemet

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