Combien de temps vivent les vaches laitières ?

Points importants

  • Il est accepté que les vaches laitières peuvent vivre jusqu’à 20 ans en captivité.
  • En réalité, les vaches laitières vivent généralement 5 ans.
  • Leur courte longévité semble due à une physiologie transformée par la sélection humaine, et par le fait que celles-ci sont très généralement tuées dès qu’elles ne peuvent plus produire de lait en quantité suffisante.
  • Il est certain que la vie des vaches laitières est actuellement ainsi car elles sont exploitées pour leur lait.

Sources principales

Walker’s Mammals of the World – Un livre de référence sur la biologie des mammifères, qui parle de la longévité des vaches.

Dairy cows trapped between performance demands and adaptability – Un article étudiant l’augmentation dans le temps de la productivité en lait des vaches laitières, et qui observe que celle-ci s’est faite au dépend de la longévité des vaches qui n’as fait que diminuer sur la même période de temps.

Haute performance et longévité… une combinaison gagnante! – Un article décrivant la relation entre la productivité et la longévité des vaches laitières du Québec, et qui contient des statistiques détaillées sur les causes de leur mort.

La vie des vaches laitières est trop courte – Un article concernant la longévité des vaches laitières dans le filière “biologique” en Suisse.


Les vaches laitières, et leur cycle de vie

Les vaches laitières sont les vaches qui sont exploitées afin de produire du lait. Leur lait peut être ensuite transformé en beurre, en crème, en fromage, en d’autres produits dit “laitiers” ou inclus dans de nombreuses préparations industrielles sous la forme de poudre de lait. Tout comme pour les humains, les vaches ne produisent pas constamment du lait : elles doivent tout d’abord donner naissance à un petit, le veau, avant d’en produire.

Ainsi, le cycle de vie d’une vache laitière se compose d’une période d’enfance où la vache est encore trop jeune pour être fécondée ou donner naissance; puis, d’une alternance entre insémination (artificielle ou par taureaux), gestation, et lactation. Ce cycle se termine généralement au moment où la vache n’est plus fertile, ou quand elle ne produit plus assez de lait; elle est alors souvent envoyée à l’abattoir, comme le sont aussi la plupart des veaux auxquels elle donnera naissance ​[1,2]​.

De ce fait, comme le produit désiré chez une vache laitière – le lait de vache – n’implique pas directement la mort de celle-ci, il est parfois difficile pour ceux qui ne connaissent pas la vie de la ferme de comprendre si la consommation de lait de vache est éthique, ou non. C’est sur une partie de cette question que nous allons nous pencher dans cet article.

La question éthique de la longévité des vaches laitières

Aujourd’hui, la moralité de la consommation du lait de vache est fortement discutée dans la sphère médiatique et publique ​[3]​. En parallèle du fait que les laits dit végétaux se font de plus en plus présentes dans les supermarchés, les réseaux sociaux permettent la diffusion de nombreuses vidéos remettant en cause la manière dont les vaches laitières sont traitées.

Un des questionnements associés à l’éthique de la consommation du lait de vache repose sur la longévité des vaches laitières. Pour la bonne raison que la production de lait n’implique pas directement la mort de la vache qui l’a produit, il est alors possible d’imaginer que les vaches laitières peuvent profiter d’une longue vie à la ferme, en comparaison de leurs sœurs envoyées plus rapidement à l’abattoir afin de produire de la viande (moins de 36 mois; voir ​[4]​).

Mais est-ce que les vaches laitières profitent réellement d’une longue vie ? Et quel âge pourraient-elles atteindre si elles n’étaient pas exploitées pour leur lait ? Ces deux questions touchent au cœur même des problèmes éthiques que peuvent poser la consommation du lait de vache dans une époque où celui-ci n’est plus nécessaire à la survie de l’humain; mais elles nous demandent de plonger dans une littérature parfois éparse afin de trouver des informations fiables sur le sujet de la longévité des vaches laitières. Cet article se limitera alors à cette question, alors qu’un autre se chargera d’explorer les conditions de vie que subissent les vaches laitières durant leur courte vie ​[5]​.

Le temps de vie d’une vache laitière, selon la science et selon les éleveurs

A notre connaissance, aucune expérience ou observation n’a été réalisée à ce jour dans la littérature scientifique en ce qui concerne la longévité des vaches de race laitière si elles n’étaient pas envoyées à l’abattoir. Le chiffre qui revient alors généralement dans le discours des éleveurs et des biologistes est de 20 ans. Ainsi, Lindsay Ferlito, une “spécialiste régionale des produits laitier” aux Etats-Unis d’Amérique, déclare que les vaches laitières peuvent avoir une espérance de vie allant jusqu’à 15 à 20 ans ​[6]​. Un article d’Albert de Vries, professeur au département des sciences animales de l’université de Floride, indique que “la longévité naturelle des vaches a été reportée comme étant de 20 ans, où elles meurent de vieil âge” ​[7]​. Un autre article de A. Sawa et al. datant de 2013 indique quant à lui que la longévité “naturelle” des vaches est de 18 à 20 ans ​[8]​. En addition, une thèse en médecine vétérinaire réalisée à l’université de Montréal, au Québec, indique que “une vache pourrait vivre 20 ans avant de mourir de vieillesse” ​[1]​. Enfin, dans un ouvrage de référence sur les mammifères du monde (Walker’s Mammals of the World), il est possible de lire que les vaches ont une durée de vie qui peut excéder 20 ans “en captivité” ​[9]​. La plus vieille vache jamais observée au monde, nommée “Big Bertha”, a vécu quant à elle jusqu’à l’âge de 49 ans ​[10]​.

Malgré les variations dans ces chiffres, et même si ceux-ci ne sont pas associés à un protocole à une source scientifique particulière, il nous semble alors justifié de se baser sur l’âge de 20 ans pour ce qui est de la longévité “naturelle” des vaches lorsqu’elles ne sont pas abattues. Il est cependant important d’émettre un doute sur le sens du mot “naturelle” dans cette phrase : il est en effet impossible de savoir si une vache survivrait de manière courante pendant 20 ans si celle-ci se trouvait dans “la nature”, à savoir dans un milieu naturel où elle n’est pas en captivité. Il semble alors que le chiffre de 20 ans de longévité semble plutôt correspondre à un âge où les vaches laitières meurent de vieillesse si d’autres causes (prédation, maladie, famine) ne les ont pas menées à la mort auparavant, ce qui serait plus facile en captivité. Ce point est important à aborder, afin de pouvoir comparer cette longévité “naturelle” avec la durée de vie moyenne des vaches exploitées pour leur lait sous un angle moral.

En ce qui concerne la durée de vie moyenne des vaches laitières dans des conditions d’exploitation, celle-ci semble bien plus courte que les 20 ans de leur espérance de vie “naturelle”, ou en captivité. De nombreux documents provenant de la littérature scientifique, de rapports gouvernementaux, de rapports d’entreprises ou bien d’éleveurs en attestent. Ces documents peuvent concerner différentes races, et différents endroits dans le monde.

Ainsi Lindsay Ferlito indique dans l’article précédemment cité que les vaches laitière vivent “4 à 6 ans” ​[6]​. Dans un article paru en 2009 dans le journal “Science of food and agriculture”, W. Knaus écrit que les vaches restent généralement sous le seuil de 4 lactation (4 cycles d’imprégnation, gestation et lactations) avant de mourir aux USA, en Allemagne, et en Autriche ​[11]​. Un cycle de lactation durant classiquement 1 ans ​[12]​, cela revient à environs 5-6 ans de vie pour les vaches laitières, en prenant en compte la période infantile où elles sont encore infertiles. Knaus décrit également que les vaches de la race Holstein en Autriche vivent en moyenne moins de 4 ans ​[11]​. Le site internet des éleveurs de la province de l’Alberta au Canada indique quant à lui qu’une vache laitière vie en moyenne 5 ans, dont 2 de préparation avant qu’elle puisse commencer à faire son lait ​[13]​. En addition, Albert de Vries indique dans un article cité ici précédemment que la longévité des vaches laitières est de 4,8 ans aux USA ​[7]​.

D’autres sources semblent supporter une moyenne de 5 à 6 ans de vie pour les vaches laitières. Ainsi, A. Sawa et al. indiquent dans leur article de 2013 que les vaches sont tuées entre 4.5 et 6.6 ans d’âge en Pologne, et que la situation est similaire en Allemagne ​[8]​. Au Québec, un rapport de Valacta (un centre d’expertise sur les produits laitiers) montre que dans la province, l’âge moyen du dernier vêlage (dernier veau né avant leur mort) est de quatre ans et un mois en 2006; mais que cette moyenne d’âge diminue jusqu’à 3 ans et 11 mois chez les troupeaux à forte production ​[14]​. La thèse en médecine vétérinaire de Denis Haine indique quant à elle que “Dans les troupeaux laitiers canadiens, 30 à 40% des vaches sont réformées chaque année […], à un âge moyen variant entre 5 et 6 ans” ​[1]​. En ce qui concerne l’agriculture dite “biologique”, un article sur le site “bioactualité” écrit par deux professionnels du domaine décrit que les vaches laitières suisses atteignent en moyenne 5 à 6 ans “avant de sortir du processus de production”, ce qui rejoint le chiffre de Denis Haine ​[15]​.

Certaines sources présentent cependant des chiffres légèrement plus hauts, selon le pays et la race de vache laitière considérée. Ainsi, une synthèse de FranceAgriMer, un établissement national francais qui concerne l’agriculture, indique que “Sauf cas particulier, une vache laitière est en général réformée (tuée) vers l’âge de 8 ans” ​[16]​. En addition, le site de la compagnie “Prim’Holstein France” (dédiée à de l’expertise génétique sur les vaches de la race dite “holstein”) indique que les vaches “Prim’Holstein” vivent en moyennes 5 ans et 52 jours; les montbéliardes (une autre race de vache laitière française), 5 ans et 247 jours; et la race normande, 5 ans et 89 jours ​[17]​. Il est à noter que la vache de race “Prim’Holstein” est très répandue en France.

Un dernier point à retenir est que tous ces chiffres ne concernent que l’âge moyen auquel les vaches exploitées pour le lait sont tuées ou meurent; mais ils ne concernent pas l’âge moyen auxquels les veaux qui viennent avec l’imprégnation de la vache sont tués. Ceux-ci, majoritairement tués pour produire de la viande quand ils ne servent pas à remplacer les vaches laitières qui décèdent ou qui partent à l’abattoir ​[2]​, peuvent être abattus dès l’âge de 2 jour, ou jusqu’à environs 3 mois ​[18]​.

Pourquoi est-ce que la vie des vaches laitières est si courte ?

Deux grands facteurs semblent pouvoir expliquer la raison pour laquelle les vaches ont une vie si courte dans le monde de la production laitière : leur biologie associée à leur rôle en tant que moyen de production de lait.

Dans l’article de W. Knaus, celui-ci décrit une relation entre la productivité en lait des vaches laitières et leur longévité qui semble avoir été observée à de nombreuses reprises dans la littérature scientifique ​[11]​. Ainsi, là où la productivité des vaches laitières aux USA n’as fait qu’augmenter de 1950 à 2007 en quadruplant presque, la longévité de celles-ci n’as fait que diminuer avec le temps. Knaus indique cela est dû au fait que l’augmentation de la productivité en lait des vaches par sélection humaine s’est fait au dépend d’autres fonctions biologiques de celles-ci ​[11]​.

Figure tirée de l’article de W. Knaus, présentant l’évolution de la production de lait des vaches des USA (en haut) et l’évolution de leur longévité (en bas).

On peut ainsi observer dans un article tiré d’un symposium organisé par les producteurs laitiers aux Québéc que 31% des vaches sont “réformées” (tuées) en raison de problèmes liés à la reproduction; que 30% le sont à cause de maladies; 9% à cause de problèmes de production de lait; et que seulement 9% des vaches meurent par cause indéterminée ​[19]​. Ces chiffres et ces causes sont vérifiées par d’autres sources pour d’autres pays du monde ​[15,20]​. Il est alors aisé de comprendre à la vue de ces statistiques que les vaches laitières ne meurent généralement pas d’elles-mêmes, mais qu’elles sont tuées pour la simple et bonne raison qu’elles ne peuvent plus produire assez de lait (généralement parce que leur plus faible fertilité pose problème aux exploitants). Ainsi, l’augmentation de leur productivité en lait se faisant au détriment de leur capacité à ne pas tomber malade et à rester fertiles, il devient facile d’expliquer pourquoi les vaches laitières ne vivent pas longtemps. En tant qu’outil de production, il devient inutile – et même coûteux – pour tout producteur laitier de garder la vache en vie lorsque celle-ci ne remplit plus “son rôle” au sein de la ferme. Elle est alors tuée.

Cette équivalence cynique entre la “vie productive” d’une vache (la période où elle génère suffisamment de lait) et sa vie en général est visible dans toutes les sources liées à la production du lait, au sein même du vocabulaire utilisé ​[1,7,17,19]​. Par exemple, dans un document publié par l’association des vaches Holstein du Canada, on peut lire “Alors que certaines vaches peuvent vivre beaucoup plus longtemps, la durée de vie productive normale d’une vache Holstein est de six ans” ​[21]​. La phrase associe donc clairement période productive et durée de vie.

Vache laitière : une vie pas si paisible que ca.

Dans une époque où la consommation de lait de vache est parfois associé à des actes de cruauté animale, la longévité des vaches laitières semble renforcer l’idée que la vie de celles-ci n’est pas de tout repos. La sélection des races de vaches laitières afin d’augmenter leur productivité en lait semble les avoir laissées avec une physiologie fragile qui les rendent susceptibles de tomber facilement malades ​[11,20]​. Mais en plus de cela, leur statut de moyen de production semble inévitablement lier leur destin à leur capacité de produire du lait en quantité suffisante pour être un moyen de production compétitif; ce qui peut être perçu comme non-éthique.

Ainsi, même si les vaches laitières n’étaient pas tuées lorsque leur corps n’est plus capable de produire suffisamment de lait, il est difficile de savoir si leur physiologie soutiendrait leur vie jusqu’à l’âge de 20 ans, comme annoncé dans de nombreuses sources. Mais si c’était le cas, l’exploitation des vaches laitières implique généralement de maintenir leurs vies à un quart de ces 20 ans, ce qui semble loin de l’image d’une vie longue et paisible.

Bien entendu, il est impossible de savoir si la vie des vaches laitières serait longue et paisible si celles-ci étaient remises “en liberté” dans un milieu naturel après leur période d’exploitation. Cependant, sans exploitation, la plupart de ces vaches n’existeraient tout simplement pas, car le maintien de leur grand nombre est uniquement dû à leur importance économique. Ainsi, les territoires dédiés à leur alimentation, dont l’immense majorité pourrait être libérée, seraient alors peuplés d’animaux sauvages aux conditions de vies très différentes. Il reste néanmoins sur et certain que la vie des vaches en tant que moyen de production de lait est courte; et que si la leur ne l’est pas, reste celle des veaux qu’elles doivent mettre constamment au monde afin de continuer de produire le lait de vache que les humains consomment.


Références

  1. [1]
    D. Haine, Réforme des vaches laitières au Québec, Université de Montréal, 2016. https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/bitstream/handle/1866/18586/Haine_Denis_2016_these.pdf?sequence=4.
  2. [2]
    Voir notre article sur la tuerie des veaux liée à la production de lait de vache (à venir !), (n.d.).
  3. [3]
    C. Newkey-Burden, Dairy is scary. The public are waking up to the darkest part of farming  Chas Newkey-Burden, The Guardian. (2017). https://www.theguardian.com/commentisfree/2017/mar/30/dairy-scary-public-farming-calves-pens-alternatives.
  4. [4]
    J. Sheridan, P. Allen, J. Ziegler, M. Marinkov, M. Suvakov, G. Heinz, Guidelines for slaughtering, meat cutting and further processing, FAO, 1991.
  5. [5]
    Voir notre article sur les conditions de vie des vaches laitières (à venir !), (n.d.).
  6. [6]
  7. [7]
    Cow longevity economics: The cost benefit of keeping the cow in the herd, Milkproduction.Com. (2013). http://www.milkproduction.com/Library/Scientific-articles/Management/Cow-longevity-economics-The-cost-benefit-of-keeping-the-cow-in-the-herd/.
  8. [8]
    A. Sawa, M. Bogucki, S. Krężel-Czopek, W. Neja, Relationship between Conformation Traits and Lifetime Production Efficiency of Cows, ISRN Veterinary Science. 2013 (2013) 4. http://dx.doi.org/10.1155/2013/124690.
  9. [9]
    R. Nowak, Walker’s Mammals of the World, 6th edn.’, Johns Hopkin s University Press, Baltimore, Maryland. (1999) 1550–1565.
  10. [10]
    Oldest cow ever, Guinness World Records. (n.d.). https://www.guinnessworldrecords.com/world-records/70843-oldest-cow-ever/.
  11. [11]
    W. Knaus, Dairy cows trapped between performance demands and adaptability, Journal of the Science of Food and Agriculture. 89 (2009) 1107–1114. https://doi.org/10.1002/jsfa.3575.
  12. [12]
    H. Foundation, Milking and Lactation, (2017).
  13. [13]
    How long does the average dairy cow live?, Alberta Milk. (n.d.). https://albertamilk.com/ask-dairy-farmer/how-long-does-the-average-dairy-cow-live/.
  14. [14]
    C. Blais, R. Roy, S. Lafontaine, Améliorer la longévité des vaches, est-ce vraiment payant?, Le Producteur de Lait Québécois. (2007). https://www.agrireseau.net/bovinslaitiers/documents/valacta_lplq_2007-12_longevite.pdf.
  15. [15]
    N. Schmid, T. Pliska, La vie des vaches laitières est trop courte, BioActualites.Ch. (2018). https://www.bioactualites.ch/actualites/nouvelle/la-vie-des-vaches-laitieres-est-trop-courte.html.
  16. [16]
    FranceAgriMer, La dynamique des troupeaux laitiers français à l’approche de la fin des quotas, 2013. https://www.franceagrimer.fr/content/download/22294/183352/file/SYN-LAI-1-Sortie%20des%20quotas%20laitiers.pdf.
  17. [17]
    Prim’Holstein France, Longévité comparée des races laitières, (2009). https://primholstein.com/2009/longevite-comparee-des-races-laitieres/.
  18. [18]
    Meat processing – Labels and standards, Encyclopedia Britannica. (n.d.). https://www.britannica.com/technology/meat-processing.
  19. [19]
    G. Lehoux, Haute performance et longévité… une combinaison gagnante!, in: 33e Symposium Sur Les Bovins Laitiers, Drummondville, 2009: p. 25.
  20. [20]
    P.A. Oltenacu, D.M. Broom, The impact of genetic selection for increased milk yield on the welfare of dairy cows, Animal Welfare. 19 (2010) 39–49.
  21. [21]
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Klemet

En tant que doctorant en écologie, la science est très importante pour moi. Mais quand je ne suis pas en train de me pousser à lire un autre article, vous me trouverez sûrement en train de jouer à un jeu vidéo, de marcher parmi des arbres, ou bien en train d'écouter un des excellents podcasts d'histoire de Mike Duncan. Et très sûrement, en train de faire deux de ces choses là à la fois !

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